Nos 6 émotions primaires

Avant de gérer ses émotions ?

Les identifier 

Qu’est ce qu’une émotion ?

Le terme « émotion » vient du latin e movere, qui veut dire « mettre en mouvement ». L’émotion est avant tout mouvement.

Un état affectif.

Une réaction affective, immédiate, qui va être exprimée et reconnue par nous tous.

C’est une réponse rapide et de courte durée de notre organisme face à la perception d’un évènement qui peut être :

  • externe : par exemple les comportements d’autrui ou d’animaux.
  • interne : notre perception de notre propre comportement, nos représentations mentales sur des évènements passés que l’on se rappelle ou que l’on imagine.
 

Nos 6 émotions primaires

Nous devons la théorisation des émotions primaires dans les années 60 au psychologue Paul Ekman. Il a réalisé une étude scientifique interculturelle : un « test » sur la reconnaissance des émotions dans une vingtaine de cultures différentes. Les résultats ont montré que les scores de reconnaissance dans ces différentes cultures étaient élevés et similaires, notamment pour 6 émotions. C’est comme ça qu’il a fait ressortir, les 6 émotions dîtes de bases, primaires, universelles :

    la joie, la surprise, la peur, la colère, le dégoût et la tristesse.

 

 

Un peu plus haut j’évoquais l’origine du mot émotion – la mise en mouvement – et finalement c’est ce qu’il se passe lorsque nous ressentons une émotion : un ensemble de réponses émotionnelles sont déclenchées. Il se passe quelque chose à un moment (évènement) > émotions > du mouvement en nous. Il peut s’agir :

  • de modifications physiologiques,
  • comportementales,
  • ou cognitives (relatif à la pensée).
 

Ressentir des émotions, un Atout ?

Tout d’abord pour Charles Darwin (naturaliste et paléontologue britannique) il s’agit là d’une capacité adaptative pour l’individu, c’est à dire, un atout pour sa survie, pour l’adaptation à son environnement. Exprimer ses émotions ou reconnaitre des émotions chez l’autre serait un atout. En d’autres termes, il s’agirait d’avoir la capacité à accéder à ses propres émotions, mais aussi à celles des autres, à les comprendre afin d’agir de façon pertinente pour ses propres besoins ou ceux de son interlocuteur. Cela permettrait également d’anticiper la réaction de l’autre pour notamment choisir et ajuster sa réponse, son comportement.

Pourquoi Charles Darwin nous dit que c’est une capacité adaptative ?

Exemple : je marche et je m’apprête à traverser, je vois une voiture arriver en face de moi, je ressens de la peur, et c’est cette émotion qui envoie un signal à mon cerveau, qui me permettra d’ajuster mon comportement. Mon coeur battra plus vite, l’expression de mon visage changera, peut être que j’aurai les yeux écarquillés et la bouche ouverte, j’aurai un mouvement de recul et une pensée qui viendra valider mon émotion « Quelle peur ! ». Le caractère universelle de l’émotion se retrouve aussi dans le comportement. Dans notre exemple de la peur, les comportements sont très semblables d’une personne à l’autre, et ce, même dans des cultures différentes. Ici l’émotion permet de prendre une décision rapidement pour assurer la survie. C’est un peu comme un langage pré-verbal. Grâce à l’émotion je ressens une sensation qui vient me dire quelque chose.

C’est donc quand il y a cet alignement entre ce que je ressens et ce que je fais que la fonction adaptative de l’émotion est remplie.

L’émotion un désavantage ?

La fonction adaptative… Ce n’est pas toujours le cas. Et c’est la raison pour laquelle identifier et comprendre ses propres émotions n’est pas toujours une chose facile à faire. En effet, il peut nous arriver de cacher, nier, ignorer nos émotions, jusqu’à ne plus savoir ce que nous ressentons et pourquoi. Concrètement, si dans l’exemple précédent, j’évoquais la peur comme une émotion qui nous protège, si elle se prolonge dans le temps, elle peut créer de l’anxiété, de la panique, des phobies. A ce moment nous ne retrouvons plus la fonction adaptative de l’émotion. Elle deviendra alors source de souffrance dans la vie quotidienne.

Pour terminer cet article, il faut que j’évoque également l’existence d’émotions dites secondaires ; qui font plus partie du domaine des sentiments : la honte, le mépris, la culpabilité, la fierté, la sympathie, la jalousie, l’envie… Elles pourront faire l’objet d’un autre article.

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