Beyonce et psychologie, femme

« Beyonce ça fait du bien de la voir »

Beyoncé, au Stade de France.
Un show orchestré au millimètre près. Et tout autour de moi, des femmes de tous âges,  émues, émerveillées, galvanisées.
J’ai entendu « ça fait du bien de la voir »

Je me suis interrogée, vraiment qu’est ce qui fait autant de bien : qu’est-ce que produit une œuvre comme celle de Beyoncé sur des jeunes femmes, sur le devenir femme aujourd’hui ?

Beyoncé, ce n’est pas juste du spectacle. Pour beaucoup, elle incarne quelque chose. Une figure presque sacrée, inaccessible par moments, puis soudain humaine, vulnérable, mère, travailleuse. Elle donne à voir un jeu de bascule entre quelque chose de presque divin et quelque chose de l’intime, entre de l’idéal et du réel.

Beyoncé, se sert de son personnage, cet alter ego qu’elle s’est créé, c’est comme ça qu’elle le décrit, pour incarner et porter une voix particulièrement subversive qui vient imposer au monde comme :

  • Hors de la honte et il y a une deconstruction des croyances en reprenant ce qui était ou est rejeté, méprisé pour en faire autre chose, par exemple : elle décide, de requalifier ce qu’on appelait « le mauvais genre », « la mauvaise fille », ou de façon générale « la femme qui ne serait pas assez » , pour en faire une position puissante, assumée, désirable.

Et tout cela s’exprime à travers un choix de musique, de paroles, de gestes, de chorégraphies, de coiffures, d’images, de reprises de discours politiques, de figures féministes…

 

De plus en plus, au fur et à mesure de son oeuvre, on remarque qu’elle n’impose pas un modèle, mais qu’elle tente d’ouvrir un espace symbolique, où chaque femme, chaque personne peut venir imaginer, composer, avec sa propre histoire.


Peut être que c’est ça qui fait du bien : une oeuvre musicale qui devient un phénomène politique et culturel, portant un message de confiance, d’assurance, d’autorisations intimes.

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