école et psychanalyse

L’école pass ou impasse ? (Kery James ft Bene)

 

La semaine dernière, les résultats du bac sont tombés. A partir d’aujourd’hui, nous avons également les résultats du brevet.

 

Ces dernières semaines j’ai beaucoup entendu parlé de ces épreuves. Entre excitation et anxiété, nous avons navigué, parents, enseignants, enfants, adolescents. Tout cela m’a fait pensé à une chanson : 

 

“ L’impasse ”, de Béné et Kery James.

 

Des les premières mesures, nous comprenons qu’il s’agit d’une voie/x sans issue. Celle d’un jeune qui décroche, l’artiste Béné raconte, il fait face à son désarroi : Quand le jeune exprime son enfermement, sa lutte intérieure, l’adulte vient tenter d’empêcher l’effondrement, de transformer cette résignation en résilience. 

Bene : Dis moi à ça sert à quoi d’faire des études ? 

Kery James :  Ça sert à construire un avenir 

Nourrir l’espoir qu’on peut peut-être obtenir…

Alors, comment faire pour que l’école reste un pass et ne devienne jamais une impasse ? Un pass vers des rêvent, un pass vers du désir ?

 

Faire quelque chose de cette question lorsqu’elle est posée, à quoi ça sert ? Ce savoir, cet apprentissage, quel sens ça a ? Comment je peux faire pour que ça me serve ? Les réponses sont subjectives, individuelles, et elles finissent toujours par émerger. 

 

Je remarque dans ma pratique qu’il y a plusieurs facteurs dans une réussite, je fais le choix de parler d’un élément qui peut sembler évident mais qui me semble très important : 

    • Pour les adultes il y a là un rôle fondamental. Il est important de nous rappeler ce que peut représenter l’école pour un enfant ou un adolescent : une première destination, un premier « je vais vers » qu’importe les décisions par la suite, cet aller vers doit être accompagné, protégé. Sur ce chemin, en tant qu’adulte nous avons le devoir d’être un rempart, solide, quoi qu’il arrive, qui tient le cadre, qui offre suffisamment de sécurité pour poursuivre cet aller vers, vers des apprentissages, vers des rencontres, vers une construction de soi.
    • La continuité entre les familles et l’école est très importante, parfois même la continuité entre la famille, l’école et le/la psy du jeune. Cela permet à l’enfant de se sentir soutenu, entendu, et qu’il puisse entendre aussi que nous avons le soucis de lui, de son existence, de sa réalisation, de son épanouissement et de son émancipation. 

 

Pour illustrer cet aller vers, une citation : 

« C’est doux, le chemin de l’école. C’est léger le matin, chantant le soir. On descend une route en pente, elle vous précipite, on dirait qu’elle appelle, qu’elle promet quelque chose. » Christian Bobin, La femme à venir (roman, 1988).

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